Les fleurs seillonnaises (Chap. 1) :

by LeSeillonnais
champ de coquelicots

champ de coquelicots

Commençons par le coquelicot, une plante messicole (qui peuple les moissons) que l’on trouve en nombre dans notre Provence. Elle est très prolifère car chaque capsule sèche contient des centaines de graines qui se sèment au gré du vent et peuvent être utilisées en pâtisserie. Cette plante a de nombreuses vertus…..

A la Renaissance (15eme et16eme siècle) les pétales séchés du coquelicot soignaient la pleurésie.

Le coquelicot fait partie de la tisane aux 7 fleurs pectorales : (mauve, guimauve, gnaphale (appelé aussi pied de chat), tussilage, violette et bouillon blanc).En sirop, il lutte contre les toux sèches et la bronchite et possède des vertus apaisantes pour les enfants nerveux.

Ces fleurs, également comestibles, décorent joliment les plats culinaires.

Dans un bouquet, pour égayer la table du 14 Juillet, nous pouvons l’associer à la marguerite et à la fleur de la chicorée sauvage.

 

                                

                            Rosette de Coquelicot.

 

PS : dans son commentaire, « Fleur de Passion » parle de la confection de danseuses qui émerveillent toujours les enfant – et sûrement quelques adultes aussi… 🙂
Ci dessous une photo qu’elle nous a transmise avec le résultat.

Tres jolies danseuses, n’est ce pas ?

Danseuse  coquelicot

Danseuse coquelicot

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2 commentaires

Fleur de la passion 19 août 2013 - 0 h 00 min

Bonjour

J’ai été très heureuse de voir publié sur votre site le Coquelicot comme première plante médicinale Oui, j’ai vu le savoir ancestral disparaître dans ce village sur deux générations.

Docteur en médecine et formatrice à l’Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales, 35 ans d’existence, je me permets sept observations:

1/ C’est le Coquelicot commun, Papaver rhoeas, qui porte les propriétés décrites. Les deux autres espèces, douteux et argémone, présentes sur l’aire certes de moins en moins du fait de l’utilisation de désherbants chimiques, ne sont pas consommables. Le Coquelicot commun se reconnaît à ses quatre pétales qui se recouvrent partiellement, à sa capsule caractéristique, aux poils de sa tige plaçés perpendiculairement à elle. On ne prélève que les pétales car la tige émet un latex toxique qui tâche les vêtements de façon indélébile.

2/ C’est parce que le Coquelicot commun est porteur d’alcaloïdes non toxiques, qu’il a une action centrale sur les centre nerveux de la toux et du sommeil. C’est un hypnotique plus qu’un « apaisant » efficace et sans danger chez l’enfant et la personne âgée, sous forme de sirop officinal. Je vous assure qu’il faut beaucoup de pétales, séchés rapidement pour éviter les moisissures. Les enfants en raffolent.

3/ Oui, les graines peuvent se récolter et on en faisait autrefois aussi de l’huile qui rendait la peau très soyeuse.

4/ Le champ que vous montrez, n’a pas été traité aux pesticides et tant mieux car sinon il n’y en aurait que sur le pourtour. C’est une plante nectarifère pour les abeilles qui ne voient pourtant pas la couleur rouge mais il y a dans la corolle des guides bleu-violet indicateurs.

5/ Oui, il est dit que le Coquelicot commun fait partie des sept plantes pectorales. Vous citez le pied de chat que vous appelez Gnaphale et qui s’appelle depuis quelques années Antennaire dioïque- Antennaria dioïca- comme vous pourrez le vérifier dans la Tela Botanica, site francophone botanique de référence . Cette plante, qui n’existe pas dans le Var, est en voie de disparition, protégée par arrêté préfectoral.

6/ Pour mettre cette jolie fleur dans un bouquet, tricolore ou pas, il est nécessaire de partir avec un briquet afin de cautériser l’extrémité de la tige car pétales et sépales sont spontanément caduques.

7/ Il manque dans l’article une partie historique et étymologique qui aurait intéressé beaucoup de personnes âgées de ce village. Et les enfants auraient été sensibles à la fabrication des jolies danseuses… certes aux jambes poilues.

Continuez, c’est une excellente initiative.

Fleur de la passion

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admin 19 août 2013 - 0 h 05 min

Bonsoir « Fleur de la passion »,

Et un énorme MERCI pour tous ces compléments qui régaleront nos lecteurs fans de botanique.
note : je vais aussi ajouter la photo des danseuses que vous nous avez transmise dans l’article original (tres bonne idée !)

Et merci pour vos encouragements, nos lecteurs sont de plus en plus nombreux à nous transmettre des messages de satisfaction par commentaire direct (comme celui ci) ou privé (au travers du formulaire de contact), et cela nous motive d’autant plus à enrichir ce travail « journalistiquement citoyen » !

Cdlt,

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